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Contester un rapport d’expertise médicale après un accident de la route

Contester un rapport d’expertise médicale après un accident de la route

Bien que l’avis médical ne lie pas le tribunal, tous les avis d’experts n’ont pas la même force. Avant de contester un certificat médical, vous devez comprendre de quoi il s’agit. En effet, il existe plusieurs types d’experts, et selon leur qualité, leurs rapports seront plus ou moins discutables.

1 – De quel expert est-il, et surtout de quel rapport médical ?

Souvent, la notion d’expert médical est souvent confondue par les victimes du bord de la route et par de nombreux professionnels intervenant pour obtenir réparation des dommages corporels.

La qualification d’expert médical doit être réservée uniquement au médecin expert désigné par le tribunal et donc par le juge à l’audience. Cet expert est également régulièrement inscrit sur la liste des experts agréés par la cour d’appel divisionnaire ou la cour de cassation. Son agrément est donc régulièrement renouvelé ou non.

Un avocat qui intervient dans des affaires de préjudice corporel, défendant ainsi, par exemple, les intérêts d’une victime d’un accident de la route, peut alors renvoyer l’affaire devant un juge par le biais d’une évaluation ad hoc (procédure judiciaire).

Très souvent, l’article 145 du code de procédure civile sera invoqué à l’appui d’une expertise: « S’il existe une raison légitime d’arrêter ou d’établir les faits avant une audience sur laquelle peut dépendre de la résolution du litige, juridiquement des mesures d’enquête autorisées peuvent être ordonnées à la demande de toute partie intéressée, sur demande ou selon une procédure simplifiée ».

Le juge par intérim réexaminera sa liste d’experts médicaux agréés afin de nommer, sur prescription, un expert chargé de réaliser le bilan médical, conformément à la mission définie dans le procès-verbal de l’avocat blessé déposant la demande d’ouverture. de la procédure. L’expert médical désigné convoquera les parties (en respectant le principe du contradictoire) pour un examen clinique de la victime puis délivrera un certificat médical légal.

Au contraire, le médecin désigné par la compagnie d’assurance ne pourra pas mettre le « bonnet » du médecin expert car on l’appellera le jargon médical: le médecin de l’entreprise.

Notez que certains médecins cotés effectuent parfois une sorte de mission pour des compagnies d’assurance et n’hésitent pas à abuser de leurs qualifications d’expert médical (bien qu’ils n’opèrent pas dans le cadre légal) et utilisent illégalement leur papier à en-tête, créant une confusion totale dans l’esprit de la victime. Le médecin accompagnateur délivrera une conciliation unilatérale (si la victime est venue seule) ou une conciliation contradictoire (si la victime était assistée par un médecin-conseil).

Enfin, le médecin assistant le blessé sur le chemin sera qualifié de médecin-conseil pour les victimes ou de médecin de recours. Ce médecin travaille régulièrement en binôme avec un avocat spécialisé dans les accidents de la route. Ce médecin référent peut également rédiger un rapport médical.

2 – Contester un certificat médical de conciliation unilatéral ?

Une évaluation de conciliation unilatérale est une évaluation à laquelle seul le médecin interne a participé. Ce médecin d’entreprise préparera également un avis médical conciliatoire unilatéral. Ce constat peut être remis en cause par la victime par le simple fait de solliciter un avis d’expert amiable et contradictoire, c’est-à-dire l’intervention d’un médecin aux côtés de la victime blessée.

Un avis d’expert à l’amiable contradictoire est en fait un avis d’expert mené entre l’assureur et le médecin choisi par le lésé, c’est-à-dire le médecin de la victime. Le code des assurances prévoit la possibilité d’une telle expertise. Il est à noter que la propre compagnie d’assurance de l’accidenté peut proposer de solliciter l’aide d’un médecin de son réseau.

Cependant, il est important pour un médecin qui travaille pour des compagnies d’assurance que le lésé refuse une telle offre et qu’il sollicite l’aide d’un médecin qui n’aide que le blessé sur la route et qui saura et sera prêt à défendre son intérêts: un médecin-conseil pour les victimes.

Lors d’un avis d’expert à l’amiable et contradictoire, le médecin-conseil de la victime aide la victime et peut lui poser des questions pour clarifier certaines des questions soulevées. Ce médecin-conseil est effectivement présent lors de l’essai clinique avec la victime et évalue conjointement les dommages avec le médecin d’assurance.

Les médecins se réfèrent traditionnellement à la nomenclature Dintilhac, qui répertorie chaque composant des dommages à réparer. Après avoir complété l’expertise, le médecin assureur dispose de vingt jours pour transmettre l’avis d’expert à la personne blessée et à son médecin-conseil.

Si l’avis d’expert est concordant, le médecin-conseil de la victime signe un rapport d’expert amical, qui devient alors un rapport contradictoire. Sinon, la victime de la route peut encore remettre en question cette relation.

3 – Remettre en question un rapport médical conciliant et contradictoire ? Dès qu’une victime de la route constate une incohérence, une erreur ou un simple inconvénient, il est dans son intérêt de contester l’avis amiable, contradictoire (ou unilatéral) d’un expert par un médecin interne qui cherchera à protéger les intérêts de son mandant : la compagnie d’assurance.

En effet, le médecin du travail ne guérit pas et n’intervient pas avec plus de liberté (serment d’Hippocrate) dans le cadre de l’expertise. Dans l’ensemble, c’est le médecin-conseil de la victime qui a aidé la victime à se présenter à un avis d’expert amiable et contradictoire, qui a signalé la différence d’interprétation à l’avocat qui prendrait alors l’initiative de contester. Le rapport. l’expertise en renvoyant l’affaire au juge sous forme de résumé d’expert.

L’expert ad hoc permet à la partie lésée de demander au juge des référés, c’est-à-dire au juge extraordinaire et évident, de désigner un avocat inscrit sur les listes de la cour d’appel. Il est à noter que même lorsqu’une procédure pénale est pendante devant un tribunal pénal, il est toujours possible de faire appel à un expert d’urgence afin qu’il soit désigné par un juge d’urgence, expert juridique dans la spécialité souhaitée.

À l’issue de la procédure abrégée, le juge désignera un expert médical impartial et indépendant. Outre l’impartialité requise en vertu de sa fonction, l’expert juridique doit respecter et faire respecter le principe du contradictoire dans l’exercice de l’activité d’expert. Dans tous les cas, le procès-verbal ne lie pas le juge, qui peut accorder une indemnité pour le dommage signalé lorsqu’il n’est pas mentionné dans le procès-verbal.

En effet, une expertise n’est jamais imposée à un juge qui, selon les arguments avancés par les avocats, reste libre de réaliser des expertises complémentaires, de réaliser des seconds avis, ou d’approfondir une question particulière pour déterminer le taux horaire, si nécessaire, à la troisième personne.

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